วันจันทร์ที่ 28 ธันวาคม พ.ศ. 2552

Budapest


Budapest (prononcée ['budɒpɛʃt] en hongrois), surnommée la « perle du Danube », est la capitale de la Hongrie depuis 1867[1]. Plus grande ville du pays, elle en est le principal centre politique, culturel, commercial, industriel et du réseau de transport[2], et elle est considérée comme une importante plaque tournante en Europe centrale[3]. En 2008, Budapest a 1 702 297 habitants[4], avec à la mi-1980 un pic à 2,1 millions d'habitants et une agglomération de 2 451 418 habitants (chiffres officiels)[5]. La ville couvre une superficie de 525 kilomètres carrés[6]. Budapest est devenue une seule ville après l'unification sur les deux rives du Danube, le 17 novembre 1873, des villes de Buda et d'Óbuda sur la rive droite du Danube, avec Pest sur la rive gauche du fleuve[7],[6].

Aquincum, à l'origine un point de peuplement celte[8], a été l'ancêtre direct de Budapest[9]. Pendant l'Empire romain, elle était la capitale de la Pannonie inférieure[8]. Les Magyars sont arrivés dans la région[10] au IXe siècle. Leur premier point d'implantation a été pillé par les Mongols en 1241-1242[11]. La ville reconstruite est devenue l'un des centres de la culture humaniste de la Renaissance[12] au XVe siècle[13]. Après près de 150 ans de domination ottomane[7], la région a repris son développement et est entrée dans une nouvelle ère de prospérité au XVIIIe et XIXe siècles. Budapest est devenue une ville mondiale après la fusion de 1873[14]. Elle est également devenue la deuxième capitale de l'Autriche-Hongrie. Budapest a été l'épicentre de la révolution hongroise de 1848, de la République des conseils de Hongrie de 1919, de l'opération Panzerfaust en 1944, de la bataille de Budapest de 1945, et de l'insurrection de 1956.


Considérée comme l'une des plus belles villes d'Europe[15],[1],[10],[16] ses sites des rives du Danube, le quartier du château de Buda, l'avenue Andrássy et le métropolitain du Millénaire, le plus ancien du continent européen, figurent au Patrimoine mondial de l'UNESCO[15],[17]. En outre, le plus vaste système de thermes souterrains au monde a été découvert à Budapest en 2008[18].La ville attire plus de 20 millions de visiteurs par an[19]. Le siège de l'Institut européen d'innovation et de technologie (IET) sera construit à Budapest[20].

Histoire


L'histoire connue de Budapest remonte à la ville romaine d’Aquincum, fondée aux alentours de 89 sur le site d'un ancien campement celte, proche de ce qui allait devenir Óbuda. De 106 jusqu'à la fin du IVe siècle, elle est la capitale de la province de la Pannonie inférieure (en latin Pannonia).

Vers 896, les Magyars colonisent la région sous le commandement d'Arpad, et viennent peupler le bassin pannonien, ainsi que le secteur d'Óbuda. La Hongrie est fondée un siècle plus tard, en l'an 1000, avec le couronnement de son premier roi, Étienne Ier, canonisé sous le nom de saint Etienne. Malgré sa destruction presque totale suite à une invasion mongole en 1241, et le déplacement de la résidence royale à Visegrád en 1308, la ville devient la capitale du pays en 1361.

La conquête de la majeure partie du pays au XVIe siècle par l'Empire ottoman interrompt la croissance de la ville. Pest tombe aux mains de l'envahisseur par le sud, en 1526. Buda, défendue par son château, connaît le même sort 15 ans plus tard. Alors que Buda devient le siège d'un gouverneur turc, Pest est désertée par une grande partie de ses habitants lors de sa reconquête en 1686 par l'armée impériale menée par Charles V de Lorraine, les Habsbourg étant restés rois de Hongrie depuis 1526, malgré la perte de la majorité du pays.

Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, malgré une inondation dévastatrice en 1838 qui fit 70 000 morts, Pest connaît le plus fort taux de croissance grâce à un commerce très actif, contribuant très majoritairement à la croissance combinée des trois villes. En 1900, sa population dépasse celles de Buda et Óbuda réunies. Au cours du siècle suivant, la population de Pest sera multipliée par vingt, alors que celles de Buda et d'Óbuda seront quintuplées. En 1780, l'allemand est introduit comme langue officielle par les Habsbourg.



La fusion des trois villes sous une administration commune prend effet une première fois en 1849 sous l'impulsion du gouvernement révolutionnaire, avant d'être révoquée après la reconstitution de l'autorité Habsbourg. Elle est entérinée définitivement en 1873 par le gouvernement royal autonome hongrois issu du compromis austro-hongrois de 1867. La population totale de la capitale unifiée est multipliée par sept sur la période 18401900, atteignant 730 000 habitants.

Au cours du XXe siècle, la plupart des industries du pays venant se concentrer dans la ville, la croissance de la population se poursuit, touchant principalement l'agglomération. Ainsi, la population de Újpest est plus que doublée sur la période 18901910, et celle de Kispest est quintuplée entre 1900 et 1920. Les pertes humaines liées à la Première Guerre mondiale et la perte importante de plus des deux tiers du territoire de l'ancien royaume en 1920 ne causent qu'un trouble temporaire : Budapest demeure la capitale d'un État certes plus petit mais désormais souverain. En 1930, la ville compte un million d'habitants, plus 400 000 en agglomération.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, les juifs sont rassemblés dans le ghetto de Budapest. Environ un tiers des 250 000 habitants juifs de Budapest meurent suite au génocide nazi perpétré pendant l'occupation allemande de 1944. Malgré cela, Budapest est aujourd'hui la capitale européenne qui a le ratio de citoyens juifs par habitant le plus élevé. En 1944, le diplomate suédois Raoul Wallenberg a sauvé au moins 10 000 juifs hongrois. À la fin de la guerre, la vieille ville fut reconstruite pierre par pierre. Budapest avait été presque entièrement détruite par les bombardements : 74 % des habitations et 97 % des usines avaient été ravagées. Au 1er janvier 1950, l'agglomération de Budapest connaît une expansion significative : de nouveaux arrondissements sont créés à partir des villes voisines. Durant les années 1950 et 1960, la ville se remet du siège soviétique de 1944, devenant, dans certaines limites, une vitrine de la politique pragmatique pratiquée par le gouvernement communiste du pays (1947-1989).

C'est durant cette période qu'a été fondé l'institut de Loczy, une crèche reconnue mondialement pour ses méthodes de communication et d'éducation envers le nouveau-né. La démocratisation est stoppée par l'insurrection de Budapest et l'intervention militaire de l'Union soviétique qui, selon les chiffres officiels publiés par le gouvernement après la chute du communisme, a fait 20 000 victimes dans la population civile, et entraîné l'exil de 160 000 citoyens hongrois [réf. nécessaire].

À partir des années 1980, Budapest, tout comme l'ensemble du pays, connaît une émigration croissante couplée à une décroissance naturelle de sa population.
En 1989, suite à des manifestations répétées, le pouvoir communiste tombe, laissant place à une démocratie parlementaire.

วันอังคารที่ 22 ธันวาคม พ.ศ. 2552

Renne


Le renne ou caribou (Rangifer tarandus) est un cervidé des régions arctiques et subarctiques de l'Europe, de l'Asie et de l'Amérique du Nord. Plusieurs milliers de rennes ont été également introduits dans l'archipel sub-antarctique français des îles Kerguelen où ils vivent désormais à l'état sauvage.

Il est appelé caribou en Amérique du Nord. Les plus grandes hardes de caribous sauvages se trouvent en Alaska et dans le nord du Québec et du Labrador. Le renne a été domestiqué, notamment dans le Nord de l'Europe où il sert d'animal de trait et de bât.

Description de l'espèce

Le renne, ou caribou, est un animal robuste pouvant peser jusqu’à 200 kg pour une taille moyenne de 1,30 m. Son pelage peut être brun ou gris, sa queue est courte. Les poils sont creux comme un tube et l'aident à nager en plus de l'isoler du froid. Mâles et femelles portent des bois (panache) recouverts d'un velours l'été, qu'ils perdent à l'automne. Les bois prennent alors une teinte rouge et puis brun foncé. Les vaisseaux sanguins des bois, qui assurent leur croissance, contribuent à cette coloration. Le panache des mâles tombe au début de l'hiver et celui des femelles plus tard au printemps. Les sabots sont larges, adaptés à la marche dans la neige ou la boue des sols qui dégèlent, ainsi qu'à la nage et le pelletage de la neige pour atteindre la nourriture l'hiver.
Le renne se nourrit d'herbes, de buissons, d'écorces et de lichens, qu'il doit parfois chercher sous la neige. En fonction des saisons, il doit effectuer de longues migrations dans la toundra pour survivre, n'hésitant pas à traverser fleuves et bras de mer.
C'est un animal doué d'une adaptation au fil du temps qui a su survivre aux différents changements climatiques car le renne a côtoyé le mammouth et le rhinocéros laineux. Ceci grâce à ses faibles exigences alimentaires, et à ses multiples adaptations pour pouvoir survivre en fonction du climat. Sa dépendance vis à vis du lichen n'est pas un problème car cette nourriture est présente sur Terre depuis très longtemps. Le lichen est une nourriture riche qui va fermenter dans le rumen de l'animal ce qui va dégager de la chaleur et réchauffer le renne; ainsi il n'aura pas besoin d'avoir une activité physique pour se réchauffer, ce qui limite ses dépenses énergétiques.



Le principal prédateur est le loup qui suit de près les troupeaux. Les ours noirs, bruns et polaires représentent aussi une menace.
Le fait de limiter ses dépenses énergétiques lui permet de survivre l'hiver en grande partie sur les réserves qu'il a accumulé durant l'été. Il s'économise lors de ses déplacements grâce à des raquettes naturelles, ses sabots, qui sont très larges,pourvus d'une touffe de poils entre les doigts sur le dessous et qui s'enfoncent peu. Les femelles en gestation et les jeunes conservent leur bois durant l'hiver pour avoir plus de facilités pour accéder à la nourriture car ils ont moins constitués de réserves que les mâles.

La période de rut se situe en octobre et occasionne des luttes entre mâles pour obtenir un harem de femelles.

La gestation, qui a lieu durant tout l'hiver, va durer entre sept et neuf mois. Les deux mois sont en fait deux mois durant lesquels les mères peuvent stopper le développement du fœtus pour des questions de manque de nourriture. Celle-ci ne permettant pas la survie de la mère plus la croissance du fœtus, le développement de ce dernier est mis entre parenthèses et la mise bas sera décalée. Lorsque le petit arrive à maturité, la mère peut retarder de quelques jours la mise bas afin d'attendre des conditions climatiques idéales, pas trop chaud et pas trop de pluie, ceci pour augmenter les chances de survie du petit.

วันศุกร์ที่ 18 ธันวาคม พ.ศ. 2552

Maurice (pays)


Maurice (Mauritius /məˈrɪʃəs/ en anglais), officiellement la République de Maurice, est un État de l’océan Indien dans l’archipel des Mascareignes. Il se situe au sud-est de l’Afrique à environ neuf cents kilomètres à l’est de Madagascar, à deux cent cinquante kilomètres de la Réunion et au sud des Seychelles.

Cette république d’une superficie de 2 040 km2 est composée de l’île Maurice qui représente 91% de la superficie du pays avec 1 865 km2 de superficie ainsi que plusieurs petites îles et récifs dont Rodrigues et les archipels de Cargados Carajos et d’Agaléga. Comme les Seychelles, Maurice est une ancienne colonie britannique.

Le dodo, un oiseau disparu, est l’emblème du pays.


Histoire

Les historiens pensent que les premiers visiteurs de l'île Maurice furent les navigateurs phéniciens qui l’auraient abordée lors de la première circumnavigation autour du continent africain, commanditée par le pharaon d’Égypte Néchao II, vers l’an -600. Les marins arabes visitèrent Maurice régulièrement à partir du Ve siècle et lui donnèrent le nom de Dina Arobi. Ce n'est qu'au début du XVIe siècle que des navigateurs portugais commencèrent à circuler dans la région. Des Portugais s'y installèrent pour la première fois en 1505 (elle figure malgré tout sur des cartes arabes datant d'avant la découverte par les Portugais, sous le nom de Cirné). L'île est occupée puis colonisée par les Néerlandais à partir de 1598. Elle est baptisée Maurice en l'honneur du Prince néerlandais Maurice de Nassau. Les Néerlandais sont les premiers à introduire des esclaves sur l'île, les esclaves les plus nombreux sont amenés d'Afrique et de Madagascar. Leurs descendants, plus ou moins métissés, constituent la population dite créole. Il existe aussi des Indiens esclaves,[2] présents dans l'île aux côtés des premiers Européens, et d'Indiens libres de niveau social non négligeable. Ils apporteront aussi les cerfs de Java, qui sont aujourd'hui chassés.



En 1715, Maurice passe sous le contrôle de la France, quand Dufresne d'Arsel la revendique, et est renommée Île de France. L'île est prise par les Britanniques en décembre 1810 après une défense du Gouverneur-Général Isidore Charles Decaen. En août de la même année eut lieu l'unique victoire navale de Napoléon : la bataille du Grand Port. L'île est officiellement rattachée à l'empire britannique en 1814, date à laquelle elle retrouve son ancien nom.
L'indépendance a été obtenue le 12 mars 1968 par le scrutin du 7 août 1967. Le pays est resté depuis membre du Commonwealth des Nations, bien qu'il devînt une république le 12 mars 1992. Grâce à une démocratie relativement stable ponctuée d'élections libres et régulières et à un bilan positif en matière de droits de l'Homme, le pays a su attirer des investissements étrangers importants et dispose d'un des revenus par tête les plus importants d'Afrique.

Géographie


Maurice est composé de plusieurs îles dont l'île Maurice, qui représente l'essentiel du pays, qui comprend également l'île de Rodrigues et des archipels de Cargados Carajos et d'Agaléga.
La formation de cet archipel résulte d'éruptions volcaniques sous-marines qui se sont produites il y a des millions d'années. L'île Maurice elle-même s'est formée autour d'un plateau central d'environ 500 mètres d'altitude, dont le point le plus élevé, le Piton de la Petite Rivière Noire, culmine à 828 m dans le sud-ouest. Autour de ce plateau, on distingue assez facilement le cratère Kanaka des nombreuses montagnes qui l'entourent.

Le climat, de type tropical, est tempéré par les alizés du sud-est. Il y a deux saisons : la saison sèche de mai à novembre- appelée également hivernage, et la saison humide de novembre à mai -appelée saison cyclonique .

Située dans le nord-ouest, Port-Louis est la capitale de l'île et la plus grande ville. Les autres villes importantes sont Curepipe (au centre), Vacoas-Phœnix, Quatre Bornes, Rose-Hill et Beau-Bassin. Mahébourg (au sud-est) n'est pas une grande ville, néanmoins c'est la plus proche de l'aéroport international de Plaisance-Sir Seewoosagur Ramgoolam.

วันจันทร์ที่ 7 ธันวาคม พ.ศ. 2552

Le Caire


Le Caire (arabe : القاهرة, romanisation : Al-Qāhira, La Victorieuse) est la capitale de l'Égypte et a une population officielle de près de 17,5 millions d'habitants. Sa population était estimée à 700 000 habitants dans les années 1920[1]. C'est la plus grande ville de l'Afrique et du Moyen-Orient. Bien que Al-Qāhira soit le nom officiel, on l'appelle plus souvent en arabe égyptien Misr, le nom arabe de l'Égypte.

Elle est située sur le bord est du Nil ainsi que sur quelques îles adjacentes, dans le nord de l'Égypte. À l'ouest se trouve la ville de Gizeh et sa nécropole antique de Memphis sur le plateau de Gizeh, avec ses trois grandes pyramides dont la grande pyramide de Khéops. Au sud, se trouve le site de l'antique ville égyptienne de Memphis.

Histoire



Les premiers peuplements

La région autour du Caire contemporain, particulièrement Memphis a longtemps été un centre majeur de l'Égypte antique grâce à sa situation stratégique en amont du delta du Nil. Cependant, les origines de la ville moderne sont généralement reliées à une série de peuplements pendant le premier millénaire après JC. A l'aube du IVe siècle[2], alors que Memphis perdait continuellement de son importance[3], les Romains établirent une cité-forteresse le long de la rive Est du Nil. Cette forteresse, connue sous le nom de Babylone, reste le plus vieil édifice de la ville. Elle est également située au cœur de la communauté copte orthodoxe d'Egypte, qui se sépara des Eglises Romaine et Byzantine à la fin du 4e siècle.

Après la conquête musulmane de l'Égypte en 641, le commandant Rashidun Amru ben al-As fonda Fostat juste au Nord de la forteresse de Babylone. A la demande du Calife Omar, la capitale égyptienne fut déplacée d'Alexandrie vers cette nouvelle ville[4]. Fostat devint un centre régional pour l'Islam, et le lieu d'édification de la Mosquée Amr ibn al-As, la première mosquée en Égypte.[5] Quand les Abbassides usurpèrent les Omeyyades en 750, ils déplacèrent la capitale vers Al-Askar, une cité qu'ils avaient bâti au Nord de Fostat. En 868, sous le règne des Toulounides, la capitale égyptienne fut encore déplacée plus au Nord, à Al-Qatta'i.[6] Cependant, ni Al-Askar, ni Al-Qatta'i n'obtinrent le prestige ou l'importance de Fostat. En effet, Al-Askar et Fostat étaient indistinguables l'une de l'autre dès la fin du IXe siècle, et Al-Qatta'i fut détruite par les Abbassides quand ils reprirent l'Égypte en 905. Avec cette deuxième conquête, Fostat redevint la capitale égyptienne.



Fondation et expansion

En 969, menés par le Général Jawhar al-Siqilli des troupes arabes dont des Kutamas sous domination fatimide conquirent l'Égypte et établirent une nouvelle cité fortifiée au Nord-Est de Fostat(l'ancienne al-Qahira fondee en 641). La construction de la ville dura quatre ans ; elle était initialement connue sous le nom de al-Manṣūriyyah [7] et allait devenir la nouvelle capitale du califat. Pendant ce temps, Jawhar fit également construire la Mosquée al-Azhar, qui devint la deuxième plus vieille université au monde. Quand le Calife Al-Muizz li-Dîn Allah arriva depuis l'ancienne capitale Fatimide Mahdia en 973, la cité se vit accorder son nom contemporain : al-Qahira ("La victorieuse"), en référence au Calife.[7]

Pendant près de deux cents ans après la fondation du Caire, le centre administratif de l'Égypte est demeuré Fostat. Cependant, en 1168, les Fatimides, sous les ordres du Vizir Shawar, mirent le feu à Fostat pour empêcher la capture du Caire par les Croisés.[8] La capitale égyptienne fut déplacée définitivement au Caire, qui s'étendit jusqu'à englober les ruines de Fostat, ainsi que les capitales précédentes Al-Askar et Al-Qatta'i. Bien que l'incendie de Fostat protégea Le Caire, les luttes de pouvoir incessantes entre Shawar, le Roi Amaury Ier de Jérusalem et le Général Syrien Shirkuh provoquèrent la chute du pouvoir Fatimide.[9]

En 1169, Saladin fut nommé nouveau Vizir de l'Égypte et, deux ans plus tard, il prit le pouvoir des mains de la famille du dernier Calife Fatimide, Al-Adid.[10] En tant que premier Sultan d'Égypte, Saladin établit la dynastie des Ayyoubides, basée au Caire et à Damas, et lia l'Égypte avec le Califat des Abbassides, qui était situé à Bagdad.[11] Pendant son règne, Saladin fit également construire une citadelle, qui abrita le gouvernement égyptien jusqu'à la moitié du XIXe siècle.
En 1250, des soldats esclaves, les Mamelouks, s'emparèrent de l'Égypte et, comme nombre de leurs prédécesseurs, firent du Caire la capitale de leur nouvelle dynastie. Perpétuant une pratique inaugurée par les Ayyoubides, la plupart des possessions des anciens palais Fatimides fut vendue et remplacée par des édifices plus récents.[12] Les projets architecturaux lancés par les Mamelouks eurent pour conséquence l'expansion de la ville, tout en développant les infrastructures au centre de la ville.[13] Pendant ce temps, Le Caire devint le centre éducatif du monde musulman et un carrefour le long de l'itinéraire du Commerce des épices, entre l'Europe et l'Asie. Vers 1340, la population atteint un demi-million, ce qui en faisait la plus grande ville à l'Ouest de la Chine.[14

วันพฤหัสบดีที่ 3 ธันวาคม พ.ศ. 2552

Prague



Prague (en tchèque Praha) est la capitale et la plus grande ville de la République tchèque. Elle est également à la fois l’une des quatorze régions de la République tchèque et la capitale de la région administrative de Bohême-Centrale et de la région historique de Bohême. Elle est traversée par la Vltava (Moldau en allemand).

Prague est située en plein cœur de l'Europe centrale et fut par le passé capitale du Royaume de Bohême, du Saint-Empire romain germanique et de la Tchécoslovaquie.

La ville aux cent clochers (qualificatif très approximatif : Prague compte en réalité 550 tours) a miraculeusement échappé aux destructions de la Seconde Guerre mondiale et offre une architecture mêlant les styles préroman, roman, gothique, baroque, rococo, Art nouveau et cubiste. Depuis 1992, le centre ville historique est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Depuis février 2008, Prague est économiquement la 10e région urbaine la plus riche d'Europe en termes de PIB/habitant PPA[1], en nette progression par rapport à l'année précédente. En 2006, selon Eurostat, le chômage était de 2,8 % dans la région de Prague[2]. Le contexte économique national est également plutôt favorable, car la République tchèque est, avec les Pays-Bas, le pays où le taux de pauvreté est le plus bas d'Europe : il s'établit à 10 % de la population[3] contre 16 % de moyenne pour l'Union européenne.

Prague médiévale


La première trace écrite mentionnant Prague date de 965 et est le fait d'un marchand juif d'Andalousie, Ibrahim ibn Ya'qub. La ville devient évêché en 973.

En 1170, Vladislav II fait construire, le premier pont de pierre sur la Vltava, le pont de Judith qui, écroulé en 1342 sera remplacé par un pont de pierre, le célèbre pont Charles.

Otakar II fonde Malá Strana en 1257 qui reçoit alors une charte municipale et héberge la communauté allemande qui s'autoadministre selon les droits de Magdebourg. Sur l'autre rive de la Vltava, la Vieille Ville de Prague se développe autour de son noyau historique de Týn et est peuplée de Tchèques et d'une communauté juive dans ce qui deviendra Josefov ; en 1270, la Synagogue Vieille-Nouvelle est construite.

La ville connaît son apogée avec le roi de Bohême et futur empereur germanique Charles IV (fils de Jean de Luxembourg qui fait édifier le pont Charles (1357), la cathédrale Saint-Guy de Prague (1344), fonde en avril 1348 l'université Charles, la première université, et étend la ville à l'est et au sud pour créer la Nouvelle Ville (1347) qui double la superficie de la Vieille-Ville.


En 1355, Charles IV fait de Prague la capitale du Saint-Empire romain germanique. En 1378, dernière année du règne de Charles IV, Prague compte 40 000 habitants, ce qui en fait la troisième ville la plus peuplée d'Europe.

Prague est alors un centre culturel et religieux de première importance et c'est ici que naissent les premiers balbutiements de la Réforme avec Jan Hus qui prêchant en tchèque à la chapelle de Bethléem contre les abus de la hiérarchie catholique, en particulier contre le trafic des indulgences. Sa mort, en 1415, sur le bûcher, lors du concile de Constance met le feu aux poudres en Bohême et marque le début des croisades contre les Hussites qui mettent un terme à cette expansion urbaine.

En 1419, les Hussites prennent le contrôle de la ville, l'empereur Sigismond envoie une armée pour reprendre possession de la ville mais celle-ci est défaite. Ce n'est qu'à la bataille de Lipany, en 1434, que les Pragois seront mis en déroute. Toujours insoumise, la diète de Bohême, réunie dans l'hôtel de ville de la Vieille-Ville, élit pour roi Georges de Poděbrady le 27 février 1458. Préférant un souverain slave plutôt qu'un Habsbourg, la diète élit Vladislas Jagellon en remplacement de Georges Ier.